Historique
L’histoire du Théâtre de l’Équipe est longue et belle.
Fernand Piette, figure incontournable du théâtre militant de l'après guerre est le personnage central de cette histoire. Histoire magistralement reprise au vol par Jean Frosel et Ludwine Oenssels, directrice actuelle.
Quand, dans les années vingt, F. Piette quitte le théâtre du Parc pour faire du théâtre militant avec Charles Plisnier, c'est d'abord en hommage à sa mère illettrée. Il veut jouer dans les centres industriels et les villages, pour le peuple, celui qui souffre de la misère et de l'exploitation patronale. En 1944, il crée le Théâtre du Peuple qui devient le Théâtre de l'Equipe en 1958.
Cinquante années de spectacles ovationnés par un public non habitué aux émotions théâtrales ne peuvent se résumer ici. Cependant, ce passé reste la racine intangible du travail professionnel qu'accomplit actuellement le Théâtre de l'Equipe. Il permet d'aborder des publics, parfois difficile, avec un discernement que seule une longue expérience du travail populaire permet.
Un public sera dit "difficile" car, culturellement favorisé, il sera submergé par les stimulations intellectuelles de toutes sortes, situé aux antipodes du précédent, il ne connaît pas ce genre culturel, qu'est le théâtre. Ce public, c'est souvent le nôtre: les jeunes d'institutions d'aide à la jeunesse, les détenus, les personnes âgées ou n'ayant que très rarement la possibilité "d'aller au spectacle", les élèves des écoles secondaires et les habitants de villages un peu éloigné des grands axes de la vie culturelle.
Le Théâtre de l'Equipe ne se veut pas « médiatique » et, n’est d'ailleurs que peu médiatisé, mais nos milliers de spectateurs et notre long répertoire d'œuvres classiques et contemporaines tant belges qu'étrangères sont là pour attester de notre réelle présence dans le monde théâtral et plus précisément sa décentralisation.
Pourquoi un théâtre itinérant ?
Parce que certaines personnes n'ont que rarement la possibilité d’assister à une représentation théâtrale soit que celle-ci est organisée trop loin de chez elles, soit qu'elles ne peuvent se déplacer, soit que le réflexe culturel n'est pas encore installé. |
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Mission
Nous allons donc dans les usines, les bureaux, les écoles, les centres de vacances, les centres pénitentiaires, les maisons de repos etc.., ainsi que parmi les habitants des villages. Nous nous efforçons de leur offrir des spectacles artistiques de qualité à des prix réduits au minimum.
Nous ne croyons pas que le théâtre soit une habitude mondaine ou un hommage gratuit à la culture.
Nous voulons que le théâtre ne soit pas un théâtre expérimental ni un théâtre d’exception valable seulement pour un groupe d’initiés, mais bien un théâtre d’art pour tous.
Nous ne croyons pas que l’époque du théâtre soit révolue. Le théâtre reste ce qu’il a été jusqu’ici : un lieu où une communauté librement réunie se révèle à elle-même, écoute un langage qu’elle peut accepter ou rejeter.
Même lorsque les spectateurs n’en ont pas conscience, le fait d’entendre un tel langage peut les aider dans leur vie individuelle et dans leurs responsabilités sociales.
Pris isolément ou en groupe, les spectateurs constituent donc le centre du théâtre.
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